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Publié : 14 décembre 2011

Le témoignage de Léa sur l’option cinéma en classe préparatoire

"Qu’est-ce qu’une image ?" voilà une question qui concerne toutes les disciplines et qui permet d’unifier la formation en classe préparatoire littéraire.

Léa – khâgne 2008 – avis sur l’option cinéma

Je suis entrée en classe préparatoire littéraire au Lycée Jeanne d’Arc en septembre 2006, après avoir obtenu un Bac Scientifique, et y suis restée jusqu’en juin 2008, le temps de faire une Hypokhâgne et une Khâgne avec une spécialisation en Histoire et Géographie.

Par curiosité (le petit texte qui présentait cette option sur le site internet du lycée Jeanne d’Arc que j’avais consulté à l’époque étant très « appétissant »), j’ai également choisi de suivre l’option cinéma. Celle-ci consistait en quatre heures de cours hebdomadaires délivrés par différents professeurs. En hypokhâgne, nous avons eu des cours d’histoire du cinéma ponctués de nombreux extraits de films, des cours de droits de cinéma, des cours de philosophie de l’image et des cours de pratique filmique avec à l’issue de l’année, la réalisation d’un court-métrage. En khâgne, les cours étaient structurés différemment car calés sur les questions au programme du concours de l’ENS 2008. Ces cours nous permettent, le temps d’une année scolaire, de nous concentrer sur l’œuvre d’un réalisateur et sur le traitement d’un thème ou bien d’un genre : autre démarche, mais tout aussi passionnante que les notions abordées en première année.

Bien que n’ayant jamais envisagé de poursuivre une formation me destinant aux métiers du cinéma, il m’est difficile de résumer en quelques phrases tout ce que cette option m’a apporté, tant du point de vue de la culture générale que de la réflexion théorique.

Tout d’abord, il faut savoir que le format et le déroulement de ces cours diffèrent grandement du reste de la formation que propose la classe préparatoire : assister à un cours qui ne ressemble pas aux autres permet, à mon avis, à l’étudiant de faire une « pause rythmique » tout en continuant à apprendre et réfléchir.

Ensuite, cette option m’a permis de me construire une culture générale large sur le cinéma : multiplicité des périodes, des mouvements stylistiques et des genres.

Mais, à travers l’étude du travail cinématographique, c’est également la construction et l’utilisation d’une image au sens large du terme que l’on aborde. En cela, que l’on soit historien, géographe, littéraire, philosophe ou même linguiste, on y trouve toujours son compte et même bien davantage : « qu’est-ce qu’une image ? », « Comment la construit-on ? », « Quels sens peut-on lui donner ? », « Et quelles difficultés techniques la réalisation de celle-ci impose-t-elle de résoudre ? » sont autant de questions que l’on peut être amené à se poser dans toutes les disciplines et qui peuvent enrichir la réflexion.

Le choix de l’option Cinéma est un des nombreux avantages et des facteurs d’épanouissement personnel que propose la classe préparatoire (même si c’est au prix de quelques moments douloureux, il est vrai...)