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Publié : 8 mars 2011

Témoignage d’un ancien élève devenu Inspecteur en Histoire

Témoignage de Stéphane V., actuellement Inspecteur Pédagogique Régional d’Histoire dans notre Académie

Je ne suis pas arrivé à Jeanne d’Arc en Hypokhâgne, mais en Khâgne. J’avais fait mon année de Lettres supérieures au lycée Malherbe de Caen, et j’ai choisi Rouen pour son option Histoire-Géographie, alors non proposée en Basse-Normandie.

A partir du moment où l’institution offrait la possibilité d’avoir un enseignement de qualité, relativement généraliste, bien cadré, au sein d’un groupe classe homogène, le choix de la classe préparatoire m’a semblé assez évident. Cela repoussait d’autant la spécialisation que l’on choisit en entrant dans d’autres cursus.

La classe préparatoire est accompagnée d’une réputation de travail excessif, ce qui est largement exagéré ; le travail à fournir m’a de toute façon toujours semblé une évidence pour se hisser à un certain niveau. Je suis parti du principe que cette somme était en quelque sorte finie, et que ce qui serait effectué en prépa ne serait plus à construire par la suite. L’avenir m’a donné raison. En rejoignant l’université en troisième année de Licence, les résultats ont tout de suite été là, non pas sans travailler, mais avec une relative facilité que j’attribue à mes deux années de prépa.

Outre un enseignement généraliste qui fait ensuite souvent la différence (un enseignement à quasi parité entre Histoire et Géographie, de solides bases en Philosophie, en Littérature), la méthodologie acquise est un facteur essentiel de réussite. Méthodologie en classe grâce aux conseils personnalisés du contrôle continu (construction d’un plan, rédaction, etc.), et méthodologie dans le travail personnel pour faire face à la demande des professeurs.

L’un d’entre eux nous avait expliqué que cette rigueur, qui viendrait d’elle-même, nous accompagnerait toute notre vie et nous permettrait d’aller toujours un peu plus loin que d’autres. J’attribue à cette rigueur acquise en prépa la réussite aux concours et, par la suite, mon parcours professionnel.

Après mon hypokhâgne caennaise s’est posée la question de l’opportunité d’une khâgne parisienne. Pour des raisons de confiance en soi, de proximité familiale ainsi que de coût, le choix de Rouen s’est imposé comme le meilleur compromis. Avec le recul, j’ajouterais la relative sérénité d’un groupe classe au nombre limité et des enseignants particulièrement à l’écoute de leurs élèves. Sans exagération ni flagornerie, j’ai eu quelques excellents professeurs à qui je dois ce que je suis actuellement.

Stéphane V.