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Publié : 24 février 2011

Lucie E. a suivi l’option Cinéma en prépa à Jeanne d’Arc

Une ancienne élève très enthousiaste pour la formation reçue, qui lui a permis de concilier les études et le cinéma.

Cela fait aujourd’hui quatre ans que j’ai quitté la khâgne et je perçois encore les acquis de cette formation, au jour le jour. De nombreux éléments de culture générale -qu’il s’agisse de littérature, de cinéma ou encore d’histoire et de géopolitique- ayant été abordés au cours de la prépa ont constitué une base essentielle pour mon travail jusqu’au Master.

Certes, ces deux années m’ont demandé beaucoup de travail, de disponibilité et de courage (notamment pour affronter les concours blancs du samedi matin et les khôlles du soir !) mais je ne regrette absolument pas ce choix d’orientation pour débuter mes études.
La prépa est une formation riche car pluridisciplinaire, où chaque matière est abordée en profondeur. De plus, nous avons la possibilité de nous spécialiser dans un enseignement qui nous tient à cœur, ce qui donne une motivation supplémentaire pour poursuivre l’année.

La spécialité cinéma est particulièrement intéressante puisqu’elle permet d’allier la théorie (analyse filmique, études thématiques …) à la pratique (écriture, réalisation, montage …). De plus, des intervenants extérieurs nous aiguillent dans notre travail et nous permettent de mieux connaître le milieu professionnel. Pour ma part, j’ai eu ainsi eu l’occasion de rencontrer une réalisatrice, une actrice et une monteuse. Enfin, une rencontre avec un ancien élève de la spécialité ayant obtenu le concours de l’ENS nous a permis d’obtenir de précieux conseils quant à la préparation des épreuves. Ces rencontres ont été riches et variées, et restent de très bons souvenirs à l’heure actuelle.

Je conseille vivement cette formation à tous les lycéens ayant des centres d’intérêts et des capacités multiples. Bien sûr, une certaine fibre rédactionnelle et un goût pour la culture générale sont nécessaires. Mais la variété des horizons dont proviennent les élèves d’hypokhâgne (filières L, ES et S) dément l’idée reçue selon laquelle il faudrait être un « pur littéraire » pour entrer en prépa.

Ce que l’on apprend durant ces deux années est avant tout une manière de penser, de poser les problèmes, de les étudier en profondeur, sans réponses toutes faites. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre par cœur des notions, il faut avant tout les décortiquer, les aborder sans a priori. Mais comme nous l’avait dit un professeur dès la rentrée, « se cultiver » est un verbe pronominal, autrement dit il est vain d’attendre que l’on nous cultive ! La prépa m’a poussée sans cesse à être curieuse, à creuser les sujets par moi-même, selon mes propres centres d’intérêt. C’est donc aussi une forme de développement personnel.

N’oublions pas non plus de citer l’endurance que cela m’a conférée ! Le nombre d’heures de cours, de travail personnel et la durée des devoirs sur table peuvent a priori rebuter les élèves. Mais au final, ces heures se sont avérées nécessaires et cela m’a permis surtout d’être à l’aise par la suite, à l’université. Une fois que l’on a pris l’habitude de disserter durant des heures, un partiel semble passer bien vite.

Concernant la suite de mon parcours, j’ai obtenu une Licence Arts et Culture avec mention Bien. Puis, j’ai fait une année de césure durant laquelle j’ai enseigné le Français et l’Anglais à des élèves du secondaire, à domicile (ce qui m’a donné l’occasion de compatir avec nos chers professeurs !). Parallèlement, j’ai suivi un cours du soir en Histoire de l’art à l’Ecole du Louvre.

Aujourd’hui, je suis en master professionnel Ingénierie de la Culture et de la Communication et je me destine à la gestion de projets culturels, en particulier pour le jeune public. Bien sûr, je suis toujours passionnée de cinéma, j’ai d’ailleurs eu l’occasion d’assouvir cette passion dans un cadre associatif à côté de mes études.

Et si mon parcours peut paraître alambiqué à première vue, tout cela me semble au contraire tout à fait cohérent aujourd’hui. Certains enseignements de l’université font écho à ceux que j’ai reçus en prépa et c’est au cours de cette toute première formation que mon goût pour l’histoire de l’art s’est affirmé.

En bref, rien à perdre, tout à gagner : foncez pour la prépa !

Lucie E., élève de 2005 à 2007 (spécialité Anglais en Hypokhâgne puis Cinéma en Khâgne)