Publié : 16 février 2011

Agathe B., entrée à l’IEP de Rennes

Agathe B. aujourd’hui élève à l’IEP de Rennes.

Que dire de mon année d’hypokhâgne à Jeanne d’Arc ? Que j’en garde de très bons souvenirs ? C’est certain ! Qu’il y en a également de moins bons ? C’est exact aussi ! Alors quel bilan en tirer ?

Commençons par les moins bons côtés : l’hypokhâgne est une classe prépa et comme son nom l’indique il faut beaucoup travailler et s’investir pour réussir. En plus d’un volume horaire de cours chargé, il faut y ajouter les heures de khôlles (jargon hypokhâgneux qui signifie interrogation orale seul en face du professeur), les heures de prépa sciences po si vous choisissez cette « option », les devoirs surveillés du samedi matin (que du bonheur !) et enfin le travail à la maison. Comme vous l’aurez compris, une hypokhâgne réussie va de paire avec quelques sacrifices personnels mais je vous rassure ; rien de très méchant non plus, le tout est d’être très organisé dans son travail afin de ne pas prendre de retard.

Il y a également les bons côtés, ceux pour lesquels on choisit et on ne regrette pas d’être allé en hypokhâgne. La prépa apprend à travailler efficacement et surtout à réfléchir, à sortir d’une réflexion trop scolaire.

Ainsi, les débouchés sont très nombreux –que ce soit après l’hypokhâgne ou la khâgne-, et on ne perd pas son temps. En effet, l’hypokhâgne permet de se constituer un véritable socle de culture générale que l’on ne peut acquérir nulle part ailleurs. Pour ma part, j’ai fait une hypokhâgne dans le but d’entrer dans un Institut d’Etudes Politiques (Sciences Po) à la fin de l’année, ce que je suis parvenue à faire.

Ainsi, en plus des heures de cours « normales » je faisais des heures supplémentaires, encadrées par mes professeurs, qui nous préparaient à ce redoutable concours. Au programme, histoire et culture générale principalement. J’avais passé les concours Sciences Po juste après mon bac –que j’avais alors échoués-, j’ai ainsi pu comparer mes résultats avant et après l’hypokhâgne : j’ai gagné environ 5 à 8 points dans chaque épreuve, nul besoin de commentaires !

J’ai également beaucoup apprécié l’encadrement des professeurs, les classes étant d’un effectif raisonnable, les professeurs connaissent leurs élèves et sont donc de conseils très avisés. Il se crée une relation particulière entre élèves et professeurs, une sorte d’émulation et de confiance qui nous poussent à aller toujours plus loin et donc à progresser.

En conclusion, je ne regrette pas d’être passée par une hypokhâgne pour atteindre Sciences Po, j’y ai acquis rigueur et pugnacité. D’autant qu’en choisissant la province je n’ai pas connu les rivalités entre élèves et une pression outrancière de la part des enseignants. Travail mais dans un bon esprit : la preuve, trois ans après, je côtoie toujours d’anciens camarades de classe et certains professeurs…

Agathe