Publié : 14 février 2011

Amélie H., jeune professeur de Lettres.

Amélie H., HK 2002-2003 et Khâgne 2003-2004.

J’ai passé deux ans en classe prépa option Lettres Modernes au Lycée Jeanne d’Arc et cela m’a été bénéfique sur plusieurs points :

- La prépa offre un cadre qui est dans la continuité de celui du lycée : les devoirs et les lectures à faire sont planifiés et réguliers, les cours sont structurés et les professeurs disponibles. C’est un avantage considérable quand, comme moi, on a besoin de conserver un certain nombre de repères à la sortie du bac. Surtout, cela nous permet de garder par la suite, une fois à la fac, des habitudes de travail régulières qui évitent de se laisser complètement déborder. De plus, les classes prépa ont des effectifs réduits (surtout la deuxième année), ce qui permet de mieux profiter des cours.

- Les années de prépa permettent d’acquérir des méthodes de travail et une culture générale très solides. Savoir faire une explication de texte ou une dissertation, avoir une bonne connaissance des courants littéraires et de certains auteurs ont été pour moi de véritables atouts lorsque je suis arrivée à la fac (où le commentaire et la dissertation doivent être bien maîtrisés pour réussir) et surtout lorsque j’ai passé par la suite le Capes et l’Agrégation de Lettres Modernes. C’est, à mon avis, LE plus grand avantage de la prépa.

- Les nombreuses « colles » (ou oraux) organisés régulièrement m’ont permis d’obtenir une aisance à l’oral que je n’aurais sans doute pas acquise autrement. Certes, ce n’est pas toujours agréable, mais c’est un bénéfice non négligeable lorsqu’on est, à la base, timide, que l’on se destine à enseigner et que l’on doit passer des oraux pour les concours !

- La charge de travail, même si elle parfois très importante, n’est pas insurmontable à condition de s’organiser suffisamment bien. De plus, la quantité de travail est assez équivalente à celle nécessaire lors d’une année de concours –l’Agrégation en particulier. Avoir fait une prépa m’a donc permis de gérer plus facilement mon année de concours parce que j’avais été « entraînée » à travailler.

Après avoir passé le Capes de Lettres Modernes et avoir été bi-admissible à l’Agrégation - ce qui m’aurait été beaucoup plus difficile sans la formation reçue en prépa - je suis devenue professeur de lettres et j’enseigne depuis 3 ans.

Amélie H.