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Publié : 13 février 2011

Morane L., jeune professeur de Lettres Classiques

Il y a beaucoup de travail, mais sans sacrifier sa vie privée, on peut réussir très bien ses études.

Lorsque j’ai réalisé mes inscriptions post-bac durant mon année de Terminale, je ne souhaitais pas aller en classe prépa : trop de travail, deux années à perdre pour ma vie privée et un concours à passer alors que j’allais déjà passer le bac. Mais, poussée par mes proches, j’ai accepté de m’inscrire dans les classes prépa du lycée où je faisais mes études : le Lycée Jeanne d’Arc, dans lequel j’avais déjà passé trois belles années. Je me disais qu’il y avait peu de chances que je sois prise et que, dans le cas contraire, je pourrais toujours arrêter au bout d’un mois et aller à la fac.

Mais j’ai été prise. Au début, il y avait vraiment beaucoup de travail, mais je savais que fin septembre, je pourrais partir. Et finalement, je suis restée en me disant que je partirais à la fin du premier semestre. Vous imaginez la suite. Je n’ai jamais pu partir et je n’ai jamais regretté. J’ai même quelque honte à écrire ces lignes qui trahissent mon manque de motivation initiale.

Cela n’a presque rien changé à ma vie privée. J’ai réduit mes activités extérieures mais j’ai continué à fréquenter mes amis, ma famille, à aller au cinéma, à jouer du piano et à entretenir une relation amoureuse (encore d’actualité aujourd’hui alors que j’ai quitté la prépa depuis plus de trois ans). Je n’ai pas réussi le concours de l’ENS, certes, mais j’avais pris le parti de m’investir le plus possible dans cette formation sans réduire mon train de vie. Il y avait beaucoup de travail, immanquablement, mais la qualité de cet enseignement et ce que j’en ai retiré furent une expérience très enrichissante intellectuellement.

Grâce à elle, j’ai obtenu haut la main mon CAPES externe de Lettres Classiques et je suis maintenant professeur de collège où j’enseigne le français, le latin et le grec. Mon concours, pourtant difficile à obtenir, je l’ai eu du premier coup et sans me couper du monde, parce que la prépa m’avait appris à travailler efficacement et rapidement.

Je vous souhaite d’en retirer les mêmes bénéfices et de ne pas hésiter un instant : engagez-vous !

Morane L.