Publié : 11 février 2011

Le cas de Bastien C.

Bastien C. est entré directement en seconde année à l’IEP de Toulouse

Témoignage de Bastien C., élève d’Hypokhâne en 2008-2009 et en Khâgne en 2009-2010, élève à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, admis par le concours d’accès direct en 2 ème année en avril-mai 2010

Les deux années que j’ai passé en classes préparatoires littéraires sont probablement les deux meilleures de ma scolarité, rétrospectivement. En tout cas, elles ont été indéniablement les plus denses et les plus enrichissantes.

J’abordai l’hypokhâgne au lycée Jeanne d’Arc avec en tête les idées préconçues sur le rythme de travail infernal et la compétition forcenée entre les élèves que l’on associe habituellement aux classes préparatoires.Il n’en fut rien : je me découvris rapidement beaucoup de points communs avec mes condisciples et certains sont devenus des amis avec qui j’ai gardé contact bien après la première année.

En ce qui concerne le travail lui-même, ce serait mentir que de dire que ce n’est pas difficile, mais c’est très loin d’être insurmontable. Les liens tissés entre élèves permettent d’enrichissants échanges, les professeurs sont disponibles et compréhensifs, si bien que le rythme est vite pris. On a bien sûr des moments difficiles (quand il faut finir un exposé à deux heures du matin par exemple), mais ces moments sont assez rares et largement contrebalancés par l’intérêt des cours dispensés par une équipe d’enseignants sympathiques, efficaces et motivés.

En ce qui concerne le domaine purement scolaire, on peut résumer un passage en classes préparatoires comme l’acquisition d’un bon socle de culture générale (et parfois spécialisée car les enseignants sont loin de se contenter de survoler les sujets abordés) pour la poursuite des études. Ce que l’on y découvre, ce ne sont pas seulement des notions scolaires, mais c’est souvent un autre éclairage sur le monde et l’Histoire à travers des pensées originales que l’on prend le temps de comprendre et d’approfondir.

Malgré tous les doutes que l’on peut éprouver sur le moment, les connaissances et méthodes acquises sont très utiles par la suite comme en témoigne le grand nombre d’élèves d’hypokhâgne qui intègrent Science-Po, comme dans mon cas par exemple et celui de plusieurs de mes camarades. On s’aperçoit a posteriori que ce que l’on a appris pendant cette ou ces années en prépa nous sert nécessairement que cela soit pour d’autres études ou simplement pour appréhender l’actualité et le monde qui nous entoure.