Publié : 11 février 2011

Le témoignage de Sarah

Sarah est en master d’enseignement et remplaçante comme professeur de Français

J’ai fréquenté une classe préparatoire au lycée Jeanne d’Arc de Rouen de septembre 2006 à juin 2008 ( hypokhâgne puis khâgne ) et ce fut pour moi une expérience extrêmement positive.

En terminale, je savais que je voulais faire de longues études et j’avais la volonté de réussir. Cependant, j’avais un gros souci d’organisation et d’investissement personnel : je sentais le besoin d’être encadrée dans mon travail. De plus, me spécialiser si rapidement dans une voie, à savoir le français, après le bac m’inquiétait. Comment ! Je n’allais plus faire ni de philosophie, ni d’histoire, ni de géographie ? Je sentais que ma culture personnelle dans ces domaines était vraiment trop fragile et je voulais encore approfondir mes connaissances dans ces matières-là. Tout ceci me fit entrevoir que la classe préparatoire serait la solution idéale.

Mon arrivée en prépa m’a vraiment frappée : dans des classes à effectif raisonnable, avec des élèves motivés et une ambiance de classe sérieuse et sympathique, je me suis tout de suite intégrée. Les professeurs ne plaisantaient pas avec le travail à fournir, mais en même temps, ils ont tout fait pour nous aider à progresser. Personnellement, je n’avais jamais eu confiance en moi. Arrivée en hypokhâgne, j’ai eu le sentiment que chaque professeur croyait en moi et en mes possibilités.

La masse de travail n’est pas une fable, elle est en effet très importante ; en khâgne, il peut arriver de se dire que l’on ne s’en sortira pas. Cependant, lorsque l’on est sérieux et travailleur, lorsqu’on est bien organisé, on peut tout à fait mener de front réussite scolaire et vie personnelle. Si on a la volonté et la motivation, ces deux années sont des années d’enrichissement dans toutes les matières. Je suis vraiment très heureuse d’avoir pu continuer à me cultiver en philosophie, en histoire, de perfectionner mon anglais tout en travaillant à fond dans ma spécialité de lettres modernes. Vous aurez beaucoup plus de chance de réussite aux divers concours avec la méthodologie solide enseignée en prépa.

Aujourd’hui, grâce à l’entraînement intensif de prépa, je suis capable de mener de front deux emplois, dont un de professeur remplaçant de français tout en poursuivant mes études de master enseignement ce qui m’aurait été impossible sans mon passage en HK et en khâgne. J’ai pu constater aussi l’importance d’une prépa sur un C.V. Cela m’a aidée à être favorisée par rapport à d’autres pour des remplacements d’enseignants.

Sarah.