Publié : 11 février 2011

Le témoignage de Laure

Après le Bac, j’ai choisi d’entrer à la classe préparatoire du Lycée Jeanne d’Arc de Rouen. J’avais la possibilité de passer par les prestigieuses prépas parisiennes, mais je n’ai jamais regretté mon choix. J’ai passé à Rouen deux des meilleures années de ma vie.

A Jeanne d’Arc, il n’y a que deux classes d’hypokhâgne et une classe de khâgne : on se sent vite proche de gens avec qui on passe tant de temps. En effet, il faut bien avoir à l’esprit que la charge de travail est importante, et qu’il est parfois difficile de s’organiser pour rendre dissertations et khôlles à temps. Mais je pouvais compter sur le soutien de mes amis de l’école, qui suaient eux-aussi sur les mêmes devoirs aux mêmes heures tardives. De tels souvenirs font partie du folklore de la classe prépa, et contribuent à tisser des liens très fort entre les hypokhâgneux – liens qui se consolident encore en khâgne.

Mais au-delà de l’ambiance, j’ai beaucoup appris à Jeanne d’Arc. J’y ai bénéficié des cours les plus intéressants de ma vie d’étudiante ; j’ai appris à creuser un texte pour en apprécier toutes les subtilités, et je sais maintenant ce que veut dire aimer la littérature. Le résultat de ces deux années passionnantes fût ma sous-admissibilité au concours de l’ENS Lyon. Mais au-delà du concours, les méthodes de travail que j’ai acquises m’ont été des plus utiles pour la suite de mes études. J’ai obtenu un Master de Lettres Modernes à la Sorbonne avec mention Bien, et je suis entrée cette année à l’Ecole de Journalisme de Sciences-Po, où je suis la seule étudiante issue d’une formation de Lettres Modernes à avoir réussi le concours.

Laure.